CDS
 
'El Inmortal " Pichuco"
F.Fiorentino "Del tiempo guapo"
con A.Marino " Cuando tallan los recuerdos"
 
 
con F.Ruiz " Romance de Barrio"
con E.Rivero "Sur"
con J.canal y R.Beron "Medianoche"
 
 
"Quejas de Bandoneon"
con A.Marino "Sombras nada mas"
con Floreal Ruiz
   
  "Instrumental 1941-1944"
"Sus ultimos instrumentales "

Quand je me mets au bandoneon, je suis seul ou je suis avec tout le monde ce qui revient au même' "Anibal troilo"

Anibal Troilo est né le 11 juillet 1914 à Buenos Aires dans le quartier de Almagro. Surnommé " el pichuco" par son père, inspiré par un de ses amis, Troilo était aussi surnommé ' el gordo " le gros. Il était surtout, au-delà de l'anecdote, appelé " l'âme du bandoneon".

"Pichuco" est un musicien précoce qui commence sa carrière de bandoneoniste à l'âge de onze ans-ce qui lui permet de travailler avec les plus grands créateurs de "la guardia viaja", entre autres Juan Maglio"Pacho"en 1929, avant de rejoindre ceux de Julio de Caro et de Juan Carlos Cobian En 1930, il intègre un sextuor historique avec entre autresOsvaldo Pugliese au piano, Elvino Vardaro et Alfredo Gobbi aux violons. Il n'y a hélas aucun enregistrement de cette aventure.

. En 1937, il dirige son premier orchestre dans lequel on trouve le pianiste Orlando Goni et le chanteur Francisco Fiorentino qui l'accompagneront dans la plus grande partie de sa carrière. il est avec Osvaldo Pugliese le maître incontesté des années quarante.

Malgré l'influence assez déterminante de Julio de Caro pour l'exigence de qualité de la composition, son style doit beaucoup, dit-il, à Ciriaco Ortiz Sa musique offre plusieurs plans parfois contradictoires: d'un côté, un rythme rapide adapté à la danse, de l'autre, son jeu plus introverti au bandonéon.

Chef d'orchestre et compositeur prolifique, il sut, d'abord, s'entourer,des plus grands chanteurs en réalisant une difficile synthèse entre le texte chanté la musique et la danse. On peut citer Fiorentino dont la voix suave est associée à " Pa que bailen los muchachos, Alberto Marino chantant "Maria de sa voix de ténor, Edmundo Rivero à la voix rocailleuse avec " Sur", Floréal Ruiz, spécialisé dans l'interprétation dramatique tel " Confession" et la puissante voix de Roberto Goyeneche sur " el motivo" à la fin de sa vie

Dans les années 30 on ne chante qu'un couplet du texte pour laisser la prééminence aux rythmes dansants.Troilo, lui, fait chanter l'entièreté du texte. Loin d'être réservé au chant, la ligne mélodique est supportée par tout l'orchestre. Il a ainsi popularisé les grands poètesdans les années quarante tels: Catulo Castillo avec " Maria", el ultimo farol, la ultima curda; Enrique Cadicamo avec " los mareados, pa que bailen los muchachos" , Homero Exposito avec " te llaman malevoet enfin Homero Manzi avec "barrio de tango,che bandoneon, discepolin, romance de barrio et sur" et Enrique Santos Discepolo avec " confession, cafetin de Buenos Aires.

Puis, il sut s'entourer pour paufiner sa complexité musicale des meilleurs arrangeurs tels: Argentino Galvan,Hector Stamponi,Emilio Balcarce, Raul Garello et, surtout, Astor Piazzolla.

Quand il mourut, un grand nuage de tristesse s'abattit sur Buenos Aires. Il disait qu'il mourrait en jouant " Quejas de bandoneon", ce fut presque vrai, le 18 mai 1975, le bandoneon lui tomba des mains.

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