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Juan
Maglio est né le 18 novembre 1880 dans le quartier
de Palermo à Buenos Aires.
Il
apprend à jouer du bandoneon en regardant son père en
jouer avec un instrument élémentaire composé de 13 boutons
seulement, puis, il s'entraîne en cachette avant de s'y
perfectionner avec le légendaire Domingo Santa Cruz.
Son
surnom " pacho " vient de son tempérament fougueux
qui amenait son père à le traiter de " pazzo " ( fou-fou)
en italien ce qui devint " Pacho " sous l'effet de l'espagnol.
Juan
Maglio est connu pour ses talents d'instrumentiste et
fut un auteur très prolifique à qui on doit, entre autres,
" Armenonville, Tacuari, Royal Pigall, Sabado ingles ".
Il est le premier en 1912 à enregistrer sur disque, il
connaît un tel succès que dans les cafés et dancings,
les gens demandaient " un Pacho " ce qui signifiait un
morceau sur lequel on puisse danser. Les disques permirent
aussi de pénétrer la classe moyenne argentine.
Son
intelligence musicale lui fait découvrir Rodolfo
Biagi,
le futur pianiste de Juan
d'Arienzo en 1935 et rappelons enfin,
qu'en 1929, dans le sextette qu'il avait formé débuta
un jeune bandonéoniste de 14 ans, Anibal
Troilo.
Il
décède, trop tôt, le 14 juillet 1934
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