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'Adios Nonino'
 

Astor Piazzolla est né à Mar del Plata en Argentine le 11 mars 1921 de parents d’origine italienne.

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En 1946, il fonde son propre orchestre qui n’aura pas de succès. Cherchant à être lui-même, il sort vite des canons du tango traditionnel. Comme il le dit : « Je jouais des arrangements personnels, introduisant le ternaire dans des carrures jusqu’à là immuables osant harmonies et contrepoints audacieux ». Il faut quand même écouter ses propres compositions d’alors: « Se armo et « El desbande »

Désoeuvré, il part en Europe étudier la direction d’orchestre. C’est la rencontre avec Nadia Boulanger, professeur de composition au Conservatoire de Paris, qui réoriente totalement sa carrière en le persuadant que sa voie est bien le tango enrichi d’une structure classique et nourrit des apports du jazz qui feront swinguer son tango. Il repart en Argentine ; fonde son premier Octeto en 1955 en soulevant les foudres des traditionalistes mais il s’en moque en poursuivant sa voie qui ouvre l’ère du : « Nuevo tango ». La révolution est totale et définitive.

C’est l’époque de « Lo que vendra, Preparense, chau, tzigane tango ». Succède à l’Octeto son Quintet qui atteint une célébrité de renommée mondiale des années 60 à la fin de sa vie. Son répertoire est, alors, strictement piazzollien. Citons, sélectivement, le « cycle de l’Ange » dont un des thèmes, « la milonga del angel » est une de ses plus belles réussites.

A la mort de son père, le tango écrit dans les années 50, « Nonino », devient « Adios Nonino » avec des paroles d’Eladia Blasquez, puis, il écrit « les Quatre saisons ».

Dans les années 80, il repousse les limites de la recherche de nouveaux horizons mélodiques du bandoneon ; trois albums en public rendent compte de cette charge émotive : « Concierto para quinteto, Live in Wien et Tristezas de un doble A ». C’est aussi l’expérience de tangos symphoniques avec l’orchestre St Lukes sous la direction de Lalo Schifrin et avec l’orchestre philharmonique de Liège. C’est l’album « Rough dancer », trame musicale d’un ballet donné à New York en 1987 qui propose une superbe réussite de tango-fusion, mélange de jazz et de musique expérimentale. C’est aussi de nombreuses musiques de films dont l’émouvant « Oblivion » du film « Enrico IV » de M.Bellochio en est la réussite emblématique. Citons aussi le film de Fernando Solanas, « Sur » sur lequel Robeto Goyeneche chante le poignant « Vuelvo al sur ».

Sur la fin de sa vie, son tango n’est plus du tango, il est au-delà; il est d’ailleurs à la limite de tous les genres musicaux, c’est du Piazzolla à l’état pur. Après une attaque cérébrale en 1992 qui le laisse paralysé il s’éteint le 4 juillet 1992. Sa légende commence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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